D’épiderme et d’entrailles

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D’épiderme et d’entrailles
Le mur médiéval en Occident et au Proche-Orient (Xe-XVIe siècles)

Ouvrage collectif sous la direction de Bruno Phalip
PUBP, Collection HISTOIRES CROISÉES, juillet 2017, 294 p.

 

Le mur médiéval exige un examen poussé des modules, des procédures de taille et de production prenant en compte technologies, outils, traces et gestes. Une progressive domination sociale du tailleur de pierre, homme qualifié à la forte visibilité, y est constatée au détriment des maçons et manouvriers. Antérieurement au XIe siècle, la « culture d’extraction » domine le chantier, économiquement « extensif » et inscrit dans le temps « long » par la polyvalence affirmée et l’outillage resserré du maçon. Ultérieurement, une « culture de production » est repérée, au sein de laquelle les tailleurs de pierre dominent. L’outillage est élargi et la productivité augmente, inscrite dans un temps « court » occidental (800-1300), vérifié au Proche-Orient (1100-1300). L’équipe réunie ne prétend pas à l’exhaustivité, tout en appelant à de futurs travaux collectifs présentés en perspectives.

Bruno Phalip est professeur d’Histoire de l’Art et d’Archéologie à l’Université Clermont-Auvergne (Centre d’Histoire « Espaces et Cultures », EA1001, MSH, USR3550). Depuis ses premières recherches menées sur le Massif Central au Moyen Âge, il a largement dépassé les limites de ces premiers territoires en travaillant aux modes de construction, à l’organisation des chantiers et aux questions posées par la restauration dans les espaces européens (Belgique, Angleterre), au Proche-Orient (Israël, Territoires Palestiniens), dans l’espace méditerranéen (Chypre) et au Cambodge (royaume Khmère).

 

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