HORTUS - Revaloriser les jardins potagers pour une résilience des territoires

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Responsable scientifique : Sylvie Lardon, DR INRAE et PR AgroParisTech en Géographie
Laboratoire associé : UMR Territoires (Université Clermont Auvergne, AgroParisTech, INRAE, VetAgro Sup)
Disciplines : Géographie, Economie, Agronomie, Informatique
Inscription dans les axes scientifiques de la MSH : « Territoires, environnement, adaptation »
Durée du projet : 24 mois

Présentation synthétique
Le projet HORTUS vise à revaloriser les jardins potagers sur le territoire du projet alimentaire territorial (PAT) du Grand Clermont et du PNR Livradois-Forez. Il s’appuie sur le groupe-projet « Jardins et alimentation » et sur le réseau des jardiniers, animé par la Régie de Territoire des Deux Rives, acteur hybride de la transition alimentaire. Les jardins potagers privés sont des lieux multifonctionnels, contribuant à l’autonomie alimentaire des familles et à la résilience du territoire. Ce sont aussi des lieux d’apprentissage croisés, tant sur les pratiques de jardinage respectueuses de l’environnement que sur les réseaux de sociabilité, les dons et échanges de savoirs, l’entraide intergénérationnelle, .... Pour faire du territoire un lieu accueillant pour les activités de maraichage, qu’elles soient en amateur ou en professionnel, et contribuer à la revitalisation du monde rural et au partage de valeurs et de solidarité, le projet HORTUS s’adresse à trois publics cibles ; les jardiniers amateurs, les maraichers professionnels et les structures accompagnatrices des jardiniers et maraichers. Trois actions de recherche seront menées avec les partenaires terrain pour produire : i) des supports d’échanges de savoirs locaux, à partir d’un corpus de documents graphiques de suivis de jardins potagers amateurs (protocole photographique), ii) une typologie de jardiniers, mettant en évidence les aspects matériels (configurations des jardins), idéels (motivations des jardiniers) et organisationnels (pratiques de jardinage et liens sociaux) servant de référence pour de nouveaux installés et iii) des lieux d’apprentissage croisés entre maraichers et jardiniers, pour des pratiques respectueuses de l’environnement et résistantes face aux changements climatiques. Une comparaison internationale avec l’Argentine et le Brésil sera menée.

Lauréat de son appel à projets interdisciplinaires 2020, ce programme est soutenu financièrement par la MSH pour deux ans (2021-2022).