IMOTEP - IMagerie infra-rOuge pour le suivi de la circulaTion de l’Eau impliquée dans la dégradation du Patrimoine bâti

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Responsable scientifique : Erwan Roussel, IR en Géographie physique
Laboratoire associé : GEOLAB (CNRS/UCA/UDL)
Disciplines : Géomorphologie, Histoire du bâti, Géomatique, Physique, Traitement d’images
Inscription dans les axes scientifiques de la MSH : « Territoires, environnement, adaptation »
Durée du projet : 24 mois

Présentation synthétique
Parce qu’il témoigne de l’histoire sociale et environnementale d’un territoire, le patrimoine bâti est un bien culturel dont la nécessité de protection et de sauvegarde fait aujourd’hui quasiment l’unanimité. La formidable émotion internationale engendrée par l’incendie de Notre-Dame en 2019 en témoigne. Mais il est une menace peut-être plus sournoise encore que les feux de chantier. Elle progresse insidieusement et reste insuffisamment étudiée. Elle est néanmoins déjà considérée comme un défi majeur pour la conservation du patrimoine bâti : il s’agit du changement climatique et plus spécifiquement de son impact sur l’eau et sa gestion au sein des monuments. Plus spécifiquement, une problématique émergeante concerne les effets du changement de régime des pluies et des températures sur la circulation et le temps de résidence de l’eau au sein des façades monumentales qui commandent la géographie et l’intensité de la dégradation de la pierre. Cette problématique est d’autant plus complexe que s’ajoutent aux incertitudes liées au changement climatique les opérations de restauration sur le bâti pouvant provoquer une hétérogénéisation des matériaux complexifiant considérablement les logiques de circulation de l’eau au sein de l’édifice et produire in fine une accélération catastrophique des dégradations. Le projet IMOTEP propose de développer un outil de traçage et de cartographie de la circulation de l’eau au sein d’une façade monumentale en se basant sur l’imagerie thermique infra-rouge. L’ambition de cet outil est de permettre à terme de simuler les effets d’un changement de régime pluviométrique et/ou de choix de restauration sur la circulation de l’eau et les risques de dégradations irréversibles.

Lauréat de son appel à projets interdisciplinaires 2020, ce programme est soutenu financièrement par la MSH pour deux ans (2021-2022).