Le cadrage des risques naturels : reportage dans les médias et la perception des risques pendant des crises volcaniques

Le cadrage des risques naturelles: reportage dans le médias et la perception des risques pendant des crises volcaniques

Framing Natural Disasters: Risk reporting in the media and popular perception during volcanic crises

Animé par Andrew Harris and Benjamin van Wyk de Vries (Laboratoire Magmas et Volcans)

Le 18 Janvier 2018 – 13:30 – salle Pierre Marchand (rue P. Collomp)

Les populations humaines existent dans un milieu environnemental qui les soutient, mais qui également pourrait produire des dommages. Par exemple, des environnements volcaniques proviennent de sols riches, fournissent de l’eau en abondance et des paysages spectaculaires qui permettent un bon niveau de la vie, des revenus positifs et qui attire du tourisme, ressource importante pour l’économie locale en développement. Cependant, ces environnements peuvent être détruits par les mêmes processus qui les ont créés. Donc, la mesure du risque que court une population est un équilibre entre les effets positifs et négatifs de son environnement.En outre, la façon qu’une population a de regarder son environnement (et ses bénéfices et aléas) conditionne la manière dont elle réagit ; ce qui est déterminant sur sa résilience aux risques, ou sur le bénéfice qu’elle peut extraire des conditions environnementales.

Dans ce séminaire, nous regarderons deux aspects de la recherche aux risques sur le conditionnement et résilience de l’environnement volcan-humaine.
1 – Le premier volet vient de l’analyse des médias de communication (en ce cas des journaux) et suit le cadrage de l’activité volcanique par les journaux et la perception des lecteurs aux risques volcaniques en utilisant l’île de la Réunion comme site d’étude.
2 – Le deuxième, vient des expériences directes des crises volcaniques, et suit principalement le cadrage de l’activité volcanique dans le contexte du milieu social et économique pendant l’éruption du Cerro Negro au Nicaragua en 1995.
Nous présenterons, finalement, des perspectives de ce type de recherche pour contribuer au challenge 4 de l’I-Site, et nous discuterons les coopérations existantes ou possibles avec des partenaires multi – disciplinaires locaux et à l’international.

Human populations live in an environment that can support them, but which also can cause them damage. For example, volcanic environments provide rich land, fertile soils, plentiful clean water, spectacular scenery that creates livelihood, income and draws in tourists vital for local developping economies. However, these environments can be destroyed by the same volcanic events that created them. Thus, the risk that any population runs is a balance between the positive and negative aspects of their environment. In addition to this, the way that the population views the natural environment can condition the way in which it responds, and hence its resilience, or its ability to benefit from its envrionnement. In this seminar, we provide two aspects of research into how risk is conditionned through the media and different group perceptions to affect resilience of the volcanic-human environment. The first comes from an analysis of the media (in this case newspapers) and tracks the framing of volcanic activity by newspapers and readership perception of volcanic risk, using the Island of Réunion as a study site. The second relates to direct experience during a volcanic crisis, and tracks the framing of the volcanic activity in the context of social and economic conditions during the 1995 eruption of Cerro Negro in Nicaragua. We will show the perspectives of such research in enriching Challenge 4 of the I-Site, and will discuss potential and actual cooperation within the local and international arena of natural risk studies to pursue these active research themes further.

Date de début de la manifestation: 

Jeudi, 18 janvier, 2018