PROJET I-SITE CAP 20-25, Challenge 4 - « Représentation des risques de catastrophe naturelle dans le théâtre européen et américain du XVIe au XIXe siècle »

PROJET I-SITE CAP 20-25, Challenge 4
« Représentation des risques de catastrophe naturelle dans le théâtre européen et américain du XVIe au XIXe siècle »

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Projet de l'Institut d’Histoire des Représentations et des Idées dans les Modernités, UMR 5317. Ce projet collectif porté par l’IHRIM (responsable scientifique : Sophie Chiari, Professeur de littérature anglaise, Responsable du site clermontois de l'IHRIM) a été retenu en septembre 2017.

Dans une perspective écocritique particulièrement porteuse dans le domaine des sciences humaines, il vise à étudier concrètement la manière dont les risques naturels et la vulnérabilité socio-économique qu’ils entraînent sont représentés, réappropriés, sublimés par la production théâtrale européenne et américaine. Une question majeure cherche par ailleur à le circonscrire : le théâtre intègre-t-il les apports scientifiques contemporains sur les questions climatiques ou privilégie-t-il les croyances au détriment de la science ? Nos premiers travaux, qui se sont concentrés sur l’Angleterre et la période élisabéthaine, ont montré que, si le théâtre prenait en compte l’expression de la foi, il remettait en question les superstitions populaires et était en réalité un medium privilégié par les hommes de science qui avaient à l’époque de très nombreux contacts avec des dramaturges tels que William Shakespeare, Christopher Marlowe, ou Ben Jonson.

Actuellement, nous élargissons notre projet à la représentation des risques de catastrophe naturelle au sein de la littérature anglophone (au sens large du terme, ce qui nous permet d’inclure des approches tant esthétiques qu’historiques, et d’aborder des textes poétiques comme des traités scientifiques) de l’époque prémoderne : nous étudions les XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, et nous nous concentrons tant sur les textes dramatiques que sur les récits de voyages, les écrits poétiques, ou la littérature dite d’anticipation. Depuis octobre 2017, les membres de l’IHRIM-Clermont-Ferrand se sont très activement impliqués dans ce projet. Nous avons constitué un réseau local, national, puis international, sur cette question. Nous avons mis en place des tables rondes (hébergées par la MSH de Clermont-Ferrand) en septembre 2018, et un séminaire délocalisé à Washington D.C. en avril 2019. Nous avons invité un conférencier, John Gillies (University of Essex), en novembre 2019, qui, lors de sa conférence, suivie par les étudiants du Master d’études anglophones, a proposé une réflexion philosophique sur la perception des catastrophes de Shakespeare à Milton. Nous avons publié un ouvrage collectif sur notre sujet d’étude, et nous sommes actuellement en train de préparer nos secondes tables rondes qui se tiendront sur trois journées complètes, à savoir les 1er, 2 et 3 octobre 2020. Ces trois journées seront une nouvelle fois hébergées par la MSH de Clermont-Ferrand.

Ce projet a donné lieu à la publication de l'ouvrage collectif, Écrire la catastrophe. L’Angleterre à l’épreuve des éléments (XVIe-XVIIe siècles), sous la direction de Sophie Chiari, publié au PUBP, Collection IHRIM Clermont-Ferrand, novembre 2019, 294 p.