Soins traditionnels : obstacle ou aide à la santé ?

« À travers le monde, la médecine traditionnelle constitue soit le mode principal de prestation de soins de santé, soit un complément à ce dernier » (stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle).

Pour endiguer des épidémies, l’Organisation mondiale de la santé intègre les guérisseurs traditionnels dans des campagnes de préventions et de soins. 
En France, deux tiers des Français ont déjà consulté un guérisseur ; ceux-ci sont près de 5 000 à exercer dans les villes et campagnes.

L’opposition entre une « médecine de la maladie » technique, objective et des pratiques thérapeutiques officieuses parfois qualifiées de « médecines douces » qui, elles, seraient plus humaines car tenant compte de la personne malade et de sa subjectivité, n’est plus aujourd’hui aussi tranchée. Médecins et thérapeutes officieux ne s’ignorent plus, voire renvoient l’un vers l’autre : le rebouteux recommandant à son patient de faire une radiographie de contrôle ; le généraliste conseillant une personne brûlée d’aller voir son voisin ou sa voisine pour se « faire charmer le feu »...

Est en œuvre dans cet itinéraire thérapeutique l’efficacité des soins à faire disparaître la douleur voire la maladie. 
Mais pour autant est-il possible de mettre sur le même pied d’égalité les pratiques officielles des généralistes et celles, officieuses, des guérisseurs ? Quelles sont les garanties pour le patient de ne pas avoir affaire à un charlatan ? à subir des dérives sectaires ?


Clémentine Raineau mène des recherches dans le domaine des soins et de la santé. Ses travaux portent notamment sur les recours à des soins non conventionnels par des personnes atteintes d’un cancer. 
Elle a publié
 Clémentine au pays des guérisseurs. Malades, médecins et guérisseurs en Auvergne aujourd’hui (éd. des Monts d’Auvergne, 2013).

Date de début de la manifestation: 

Mardi, 15 mars, 2016